Archives de la catégorie : Pour les psys

Comment vont les Belges?

Solidaris – Le thermomètre des Belges – Juin 2012). L’étude conduite par téléphone début 2012 s’est concentrée sur les belges francophones. Comme pour toute étude de ce type, la représentativité des résultats peut être discuté mais la marge d’erreur annoncée semble réaliste et les chiffres sont suffisamment significatifs que pour être pris en compte. Je ne vous ferai pas la revue de l’ensemble des résultats mais certains m’ont marqués. En premier, subjectivement, 10% de la population se sent dépressif ou angoissé la grande majorité du temps. 52% de la population ne ressent l’un de ces états que rarement ou jamais. Ce qui laisse donc 48% de la population qui ressent de l’anxiété ou un état dépressif (subjectivement) de temps en temps ou fréquemment. Testé par téléphone à l’aide d’un test standardisé (PHQ-9), 50% des répondants n’étaient pas dans un état dépressif, 34% en dépression légère, 11% en dépression modérée et 5% en dépression sévère ou modérément sévère. Les belges semblent donc assez bon à juger de leur état de santé mentale (du moins en ce qui concerne la dépression). Ce qui est plus inquiétant, c’est que 12% de la population interrogée déclare avoir déjà pensé à se suicider (14% des femmes et 15% des parents célibataires, les familles mono-parentales). 8% déclare même avoir déjà fais une tentative de suicide (jusqu’à 18% chez les demandeurs d’emploi et dans les familles mono-parentales, chiffre étonnant chez ces derniers vu qu’ils ne sont que 15% à déclarer avoir eu des idées de suicide). Plus alarmant pour les psys, lorsque l’on suggère aux personnes en difficulté des démarches possibles lorsqu’ils se sentent mal, la majorité (67%) pensent qu’aller voir un médecin généraliste est une bonne idée (en effet) mais seulement 41% pensent la même chose du psychologue (et encore moins s’il s’agit d’un psychiatre – 26%, d’un psychanalyste – 25% ou d’un psychothérapeute non psychologue ou psychiatre). Même si le psychologue est le spécialiste de la santé mentale le plus fréquemment consulté (43%), les répondants en besoin d’aide psychologique ont souvent des difficultés à savoir à qui s’adresser et 67% ne savent pas exactement quelle est la différence entre un psychologue, un psychiatre et un psychothérapeute. Parmi les raisons évoquées pour expliquer la difficulté ou la réticence à s’adresser à un « psy », ne pas savoir à qui s’adresser est cité dans 88% des cas, à quelle type de personne s’adresser dans 76% des cas et dans 62% des cas, la personne mentionne que « ce sont tous des charlatans ». Notre profession, malgré les nombreuses preuves scientifiques de l’efficacité des psychothérapies et le sérieux de nombreux collègues, souffre donc d’un problème sévère d’image qui, de plus, rend l’accès à une assistance de qualité plus difficile pour une grande partie de la population dans le besoin d’aide. Pour ceux qui ne savent pas faire la différence entre psychologues, psychiatres et psychothérapeutes, je vous réfère aux pages de mon site qui donnent une rapide explication sur le sujet, afin de pouvoir vous y retrouver un peu plus; Cliquez ici Les psychologues ont donc clairement un devoir d’éducation, de communication,  d’explication, de transparence. J’espère que ce blog et mon site y contribuent un tant soit peu. Si vous êtes perdu malgré tout, la fonction presque première du psychologue est probablement l’orientation. N’hésitez pas à en contacter un. Ne fut-ce que par téléphone ou par email, un psychologue doit pouvoir répondre à vos questions  Si vous n’avez pas confiance, n’hésitez pas non plus à contacter votre médecin traitant. Si par hasard il n’est pas très versé dans les questions de santé mentale (les généralistes ne peuvent pas tout connaître en profondeur), il peut très probablement vous renseigner un psychologue en qui il a confiance.    ]]>

Gnothi seauton

Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers » (probablement de Chilon de Sparte, du moins pour la partie Connais-toi toi-même) « Ce qui est le plus personnel est le plus général » (Carl Rogers dans « Le développement de la personne ») « La liberté est un état d’esprit, non le fait d’être affranchi de quelque chose » (Jidu Krishnamurti dans « Se libérer du connu »)]]>

L'hypnose: état de conscience modifié ou ensemble de techniques de persuasion?

http://www.ecso.org/topics/psychology/19-hypnosis-the-modern-scientific-perspective Le même article sur le site de Michael Heap (mais qu’il peut mettre à jour): http://www.mheap.com/nature%20of%20hypnosis.html Un résumé en français des différentes théories visant à expliquer l’hypnose: http://www.hypnosisandsuggestion.org/les-th%C3%A9ories-scientifiques-de-lhypnose.html ainsi que quelques livres (dont certains incontournables) qui vous permettrons de faire des liens: Le classique « Soumission à l’autorité » de Stanley Milgram Broché: 270 pages Editeur : CALMANN-LEVY; Édition : Calmann-Lévy (1 avril 1994) Collection : Liberté de l’esprit Langue : Français ISBN-10: 2702104576 [amazon asin=2702104576&text=Ce livre sur Amazon] Le « Manuel d’hypnose pour les professions de santé » de Didier Michaux, Yves Halfon et Chantal Wood (qui comprend aussi un passage sur les théories étatiques/non-étatiques et pas mal d’études scientifiques -ou presque- sur l’hypnose) Broché: 302 pages Editeur : Maloine (12 septembre 2007) Langue : Français ISBN-10: 222402911X [amazon asin=222402911X&text=Ce livre sur Amazon] Le classique « Influence et Manipulation : Comprendre et Maîtriser les mécanismes et les techniques de persuasion » de Robert Cialdini (qui vous permettra de faire le parallèle entre les techniques d’hypnose et celles d’influence sociale) Broché: 318 pages Editeur : First Editions; Édition : édition revue et augmentée (11 février 2004) Collection : Documents Langue : Français ISBN-10: 2876918749 ou encore le « Yes ! : Devenez un as de la persuasion en 50 leçons » de Noah Goldstein, Steve Martin et Robert Cialdini (qui reprend 50 techniques d’influences illustrées par des exemples ou des expériences qui ont permis de mettre les phénomènes d’influence en lumière – et qui se lit sans faim) Broché: 273 pages Editeur : Editions L’Express (5 juin 2008) Collection : Les guides réussite l’Entreprise Langue : Français ISBN-10: 2843435668 [amazon asin=2843435668&text=Ce livre sur Amazon]]]>

Un jeu vidéo pour soigner les adolescents dépressifs

un article sur l’étude d’efficacité du jeu vidéo SPARX, développé par cette même équipe, comme outil thérapeutique pour permettre à des adolescents de lutter contre la dépression et l’anxiété. SPARX est un jeu de type Heroic-Fantasy en 3D, assez classique de nos jours, qui utilise des principes de thérapie cognitivo-comportementale classique qui sont « enseignés » par le jeu aux adolescents. L’étude menée consistait à proposer à 187 adolescents entre 12 et 19 ans, dépressifs ou anxieux, soit un traitement en thérapie cognitivo-comportementale classique, soit de jouer pendant 4 à 7 semaines à SPARX (sans autre forme de traitement). 170 furent évalués directement après le traitement puis 168 de ces adolescents le furent aussi 3 mois après celui-ci. Les résultats montrent que le traitement  à l’aide de SPARX offre une réduction des symptômes dépressifs (évalués à l’aide d’une échelle de dépression classique et validée de longue date) équivalente voire même supérieure à celle d’un traitement Cognitivo-Comportemental classique (44% du groupe de jeu sont sortis de la dépression contre 26% pour le groupe de thérapie), qui est déjà un des traitement de choix pour ce type de pathologie. Selon le site internet de SPARX, le jeu sera probablement bientôt disponible en téléchargement gratuit ou via un CD à bas prix (probablement en Anglais uniquement, le site ne mentionnant pas d’autres langue) Références:

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Les progrès des sciences comportementales

Rejoinder to Gary Guttings Doubts about the Behavioral Sciences) en réaction à un article du Professeur de philosophie Gary Guttings dans lequel il mettait en doute la validité des expériences des sciences sociales comportementales et, de ce fait, à nous aider dans la noble quête d’un monde meilleur. En dehors du débat philosophique auquel contribue cet article, Biglan nous livre au passage une revue non exhaustive mais néanmoins très intéressantes des progrès et découvertes des dernières décennies en intervention familiale ou scolaire (quelques liens fort intéressants sont fournis vers des articles sur de nouveaux protocoles d’interventions à destination des enfants et des parents), politique sociale et en sciences comportementale, citant l’exemple de l’ACT pour lequel plus d’une cinquantaine d’études aléatoire ont montré une efficacité dans le traitement de différents problèmes et souffrances. L’article est en Anglais et à lire sur http://www.socialsciencespace.com/2012/05/rejoinder-to-gary-guttings-doubts-about-the-behavioral-sciences/]]>

Boite à outil pour construire la paix

L’Université de Paix met à disposition du public une « boite à outil » comprenant une série de fiches d’exercices visant à développer une gestion positive des conflits, une meilleure communication, une meilleure écoute. Ces outils sont destinés à un public varié allant de jeunes enfants (Maternelle) aux adultes. A utiliser sans modération. http://www.universitedepaix.org/ressources/boite-a-outils]]>